BestDrive : le réseau toujours dans le flou après l’annonce de la cession

Quelques mois après l’annonce du projet de vente des centres BestDrive détenus en propre par Continental, l’opération n’a pas encore été officiellement finalisée. Si le calendrier reste flou, plusieurs responsables de centres évoquent une signature possible au printemps 2026. Dans l’intervalle, les équipes attendent davantage de précisions sur l’avenir du réseau.
En décembre dernier, Continental avait annoncé être entré en négociations exclusives avec le fonds germano-luxembourgeois ASC Investment pour la reprise de son réseau intégré BestDrive en France. L’opération concernait environ 130 centres détenus en propre, deux installations de rechapage ainsi que les fonctions administratives associées. L’objectif était de faire évoluer le modèle du réseau vers une structure reposant principalement sur la franchise.
Cette annonce avait rapidement suscité des interrogations au sein du réseau, notamment parmi les centres intégrés. Plusieurs acteurs du réseau évoquaient alors un manque de visibilité sur les conséquences concrètes de cette opération, notamment en matière d’organisation ou de stratégie future.
Dans les centres intégrés, l’attente domine
Aujourd’hui encore, l’incertitude domine dans une partie du réseau. Plusieurs responsables de centres contactés évoquent un manque d’informations précises sur l’avancée du projet.
"On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. Il n’y a aucune communication. Quand on veut joindre quelqu’un au siège, personne ne répond", confie ainsi un responsable de centre intégré. Selon lui, la vente pourrait intervenir "courant avril ou mai", notamment en raison d’inventaires prévus en avril. "On nous dit que rien ne va changer, mais j’ai du mal à y croire", ajoute-t-il.
Dans certains centres, les inquiétudes se sont même accentuées ces dernières semaines. "Il y a deux semaines, le directoire a commencé à passer la pommade car les gens commençaient à s’inquiéter. Personne n’était au courant qu’une trentaine de magasins pourraient fermer", affirme un autre interlocuteur du réseau.
Tous les centres ne partagent toutefois pas ce niveau de préoccupation. Certains responsables se montrent plus sereins quant aux conséquences du rachat. "Je ne suis pas trop inquiet pour mon centre. Il n’y a pas beaucoup de communication, mais on nous a dit qu’on ne devrait pas s’en faire", explique un autre responsable de site. "De ce que l’on sait, il n’y aurait pas de changement au niveau des postes."
Des situations différentes entre intégrés et franchisés
La situation varie également selon le statut des centres au sein du réseau. Les interrogations concernent principalement les sites intégrés, directement concernés par la cession.
Les franchisés, eux, semblent beaucoup moins exposés à cette transition. Plusieurs responsables indiquent ne pas se sentir directement concernés par l’opération. Toutefois, certains restent attentifs à l’évolution de la stratégie du réseau, qui pourrait être amenée à évoluer une fois la reprise finalisée.
Dans l’ensemble, beaucoup espèrent désormais obtenir davantage de précisions dans les prochaines semaines. Certains professionnels du réseau estiment ainsi que la situation pourrait se clarifier rapidement : "Dans un mois, on devrait en savoir plus", glisse l’un d’eux.
