S'abonner
Manufacturiers

« Nous visons 5 % de part de marché en Europe d’ici 2020 »

Publié le 6 juin 2014

Par cynthia
3 min de lecture

Isamu ISHIDA, le patron de Falken Tyre Europe, a bien voulu répondre aux questions du magazine Le Pneumatique sur l’actualité de son Groupe et ses ambitions.

 Que pouvez-vous nous dire de la croissance de Falken Tyre Europe ?

La société a démarré en 2010. Nous étions auparavant une division de Goodyear. Un an plus tard, nous avons doublé la quantité de pneus vendus. En 2012, nous avons eu le même succès qu’en 2011. En 2013, notre croissance était de 8 %.

Quels sont vos objectifs pour cette année ?

Ils sont très élevés. Nous visons une croissance de 23 % en 2014 ! D’ici 2020, nous comptons sur une part de marché en Europe de 5 %. Pour y parvenir, nous devons croître de 15 à 20 % par an. L’Europe pèse 20 % dans les ventes totales de la marque, et c’est son deuxième marché après les Etats-Unis.

Où fabriquez-vous les pneus vendus en Europe ?

Quelque 60 % des pneus Falken vendus sur le marché européen proviennent de notre usine en Thaïlande, les 40 % restants sont produits au Japon. Un site est également en construction en Turquie, qui sera opérationnel à la fin de l’année prochaine pour fabriquer des pneus standard et UHP, ainsi que des pneus hiver. Les pneus Runflat sont produits au Japon uniquement.

Que pouvez-vous nous dire au sujet de la procédure de divorce engagée entre Goodyear et Sumitomo ? Quelles seront les conséquences pour le Groupe ?

Je ne peux pas vous répondre. Nous ne savons pas encore ce qui va se passer. Goodyear veut se retirer de l’accord en cours et le Groupe a déposé une demande dans ce sens à la Chambre de Commerce Internationale de Paris. De son côté, SRI a accepté d’en discuter. Aucune information n’a filtré depuis. Les discussions sont en cours entre les avocats.

Vous n’avez donc pas la connaissance d’un échéancier pour une éventuelle scission des activités ?

Non. Cela devrait prendre plusieurs années.

Avez-vous un centre de développement en Europe ?

Au niveau mondial, SRI emploie 300 ingénieurs dans son département R&D. En Europe, Falken Tyre peut s’appuyer sur le centre de développement de Dunlop à Hanau en Allemagne, qui appartient à SRI et travaille également pour nous.

Pourquoi est-ce important pour vous d’avoir des pneus Runflat en Europe ?

Les négociants, les professionnels de la maintenance auto et même les clients trouvent que les pneus Runflat sont trop lourds et difficile à monter. C’était aussi une demande de BMW de surpasser ces défauts. Nous avons donc décidé d’arriver sur le marché avec une nouvelle génération de pneus non seulement plus légers, mais aussi avec des performances accrues en matière de sécurité.

Avez-vous des perspectives en 1ère monte avec un constructeur allemand pour vos pneus Runflat ?

Non, ils sont commercialisés uniquement sur le marché de l’après-vente jusqu’à maintenant. Mais il se peut cependant que nous soyons homologués en première monte dans un proche avenir.

Quelles sont vos capacités de production pour votre nouveau Azenis FK453 Runflat ?

Nous ne communiquons pas sur ce sujet. Ce que je peux vous dire, c’est que ce nouveau pneu fait appel à un nouveau procédé pour sa production, qui réduit la quantité de gomme nécessaire au niveau des flancs, améliore le confort, et facilite également le montage et le démontage pour les opérateurs. Si nous estimons que le succès commercial est au rendez-vous, nous déploierons ce procédé plus largement dans nos usines.

Quid du pneu Enasave de SRI, qui s’affranchit de toute dépendance aux matières fossiles dans sa conception ?

Il est déjà commercialisé au Japon sous la marque Dunlop depuis la fin de l’année dernière, mais pas encore auprès du grand public. Pour l’instant, le pneu est surtout utilisé par des organisations environnementales qui se chargent de relayer son intérêt. Ses performances, en matière de RR et de freinage, dépassent celles d’un pneu standard. Nous pensons que c’est un pneu idéal pour des voitures hybrides, pourquoi pas la Toyota Prius ? Pour l’instant, il n’est pas prévu de le vendre en Europe. Les exigences du marché sont différentes de celles du marché japonais. Cela prendra un peu de temps avant de pouvoir commercialiser l’Enasave ou un pneu équivalent en Europe.

Partager : 

Sur le même sujet

cross-circle