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Manufacturiers

Ventus Experience : l’invitation haut de gamme de Hankook

Publié le 4 avril 2014

Par cynthia
5 min de lecture

Le manufacturier a organisé pour la première fois en Europe une séance d’essais pour sa famille de pneus Ventus. Cet événement a eu lieu en février sur le circuit de Castelloli près de Barcelone, en présence du nouveau COO, M. Ho-Youl PAE. Il a démontré le positionnement premium de la marque coréenne, qui met en avant sa sportivité et ses dernières victoires en première monte chez les constructeurs allemands Mercedes et BMW. 

La recette est connue. Pour tenir son rang de premier manufacturier mondial, il faut être capable d’innover et de concourir au plus haut niveau. Hankook s’y emploie. Sa famille de pneus UHP baptisée Ventus ne cesse de s’élargir. Elle est fabriquée dans une usine hongroise, au coeur des marchés européens qui représentent près du tiers de ses débouchés. Les ingénieurs de ses centres de R&D sont capables de produire des concepts étonnants comme l’eMembrane dont la bande de roulement active propose 2 types de roulage. Hankook est aussi le fournisseur exclusif du championnat DTM depuis 2011 en remplacement de Dunlop, et cette participation se poursuivra au moins jusqu’en 2016. Cet atout a justement été le point d’orgue d’une journée d’essais en Espagne à l’attention des médias européens (Turquie et Russie comprises), qui s’est déroulée sur le circuit de Castelloli, situé au pied de la montagne de Montserrat. Le Pneumatique n’était pas peu fier d’être le seul magazine français représenté.

Deux champions réquisitionnés

L’Espagnol Daniel JUNCADELLA, coureur attitré d’AMG Mercedes en DTM après avoir remporté en 2012 les Masters de Formule 3, proposait un tour de piste en guise de mise en bouche dans un coupé Classe C gonflé pour la compétition. Passée la brutalité de la première accélération et du premier freinage, on se reconcentre sur la conduite, les trajectoires, les points de rupture. Sous le capot, les 500 chevaux du bolide mettaient à rude épreuve les pneus Ventus Race Plus Supersoft de Hankook en 300/680R18 à l’avant et 320/710R18 à l’arrière. Alors que la piste était encore sèche, Daniel JUNCADELLA, devenu en février 2014 pilote de réserve de l’écurie de Formule 1 Force India, prenait un malin plaisir à déborder sur les vibreurs ou corriger brusquement les écarts en sortie de virage pour mieux apprécier la réponse des pneus. Une technique également appliquée par Bruno SPENGLER, l’autre conducteur émérite, réquisitionné par Hankook pour créditer son capital confiance. Le palmarès de ce Canadien né en France à Strasbourg est déjà considérable. Pilote de la BMW Team Schnitzer, il a remporté le championnat des pilotes en 2012 sur une M3 en DTM (3ème en 2013), après avoir été classé deux fois 3ème en 2010 et 2011 sur une Mercedes AMG Classe C. C’est sur un coupé BMW 435i tuné spécialement pour la police allemande, que Hankook proposait de s’asseoir aux côtés du champion pour 2 tours de circuit, également éprouvants pour les pneumatiques, des Ventus S1 evo2 en 225/40ZR19 93Y à l’avant et en 255/35ZR19 96Y à l’arrière. Sans casque ni combinaison, le dialogue devenait possible et dans un français impeccable, Bruno SPENGLER a bien voulu partager son ressenti sur les pneumatiques, appréciant «la rigidité de la carcasse et l’absence de flottements» lors des enchaînements. Les journalistes avaient également la possibilité d’emprunter pour quelques tours de piste l’une des BMW Séries 3 mises à disposition, équipée de Ventus S1 evo2 en 225/40ZR19. Un autre atelier proposait de piloter des Mini Cooper chaussées de pneus Ventus V12 evo2 en 205/45ZR17. Un chronomètre incitait les essayeurs à rechercher la performance sur une piste mouillée artificiellement, pour mieux apprécier le grip procuré par les pneus Hankook. Pas possible en revanche de les comparer à des produits connus de marques concurrentes. Le manufacturier voulait attirer l’attention exclusivement sur ses produits. Après cette matinée sportive Felix KINZER, Directeur des Relations Publiques de Hankook et brillant chef d’orchestre de cette Ventus Experience, avait justement affrété les véhicules devenus ses ambassadeurs l’année dernière : des Mercedes Classe E 220 Blue- TEC BlueEfficiency (sur Ventus S1 evo2 en 225/50R17), BMW X5 (Ventus S1 evo2 SUV en 255/55R18), Mercedes Classe S (Ventus Prime2 en 245/55R17). Les 3 modèles ont retenu ces montes de Hankook en premier équipement, confirmant son positionnement premium sur le marché. Ils étaient à disposition des journalistes qui ont pu les conduire sur les nombreux lacets qui mènent au monastère de Montserrat. Les pneus sont exclusifs pour les constructeurs. Ils sont marqués MO pour Mercedes et d’une étoile pour BMW sur les flancs.

Vaste offensive produits

La veille, lors d’une conférence de presse, M. Ho-Youl PAE, tout juste nommé COO de Hankook, avait donné le coup d’envoi à cette première édition de la Ventus Experience, puis introduit les nouveaux pneus Ventus V12 evo2 et Ventus S1 evo2 SUV. Ils feront partie d’une vaste offensive produits, qui concerne toute la gamme Ventus. Leur lancement à partir d’avril avait été annoncé lors du Salon IAA 2013 à Francfort en novembre dernier en même temps que l’arrivée de deux profils notés A en résistance au roulement et A en freinage sur route mouillée avec les Ventus Prime2 (en 215/55 R16 W XL) et Kinergy Eco (en 195/65 R15 H XL), ainsi qu’une nouvelle gamme Kinergy 4S de pneus toutes saisons (14 à 18 pouces, dans les séries 40 à 70), en remplacement de l’Optimo 4S. Andreas PÜRSCHEl, Development Engineer au centre technique européen de Hankook, est revenu plus en détail sur les progrès technologiques accomplis par les ingénieurs du manufacturier, mais sans en rajouter par rapport à ce qui avait déjà été communiqué lors de l’IAA. Il a expliqué la particularité de ces fins sillons de gommes à l’intérieur des canaux principaux sur la circonférence de la bande de roulement. Leur fonction est double : faisant office d’ailettes, ils contribuent à mieux disperser la chaleur issue des frottements de la gomme sur la chaussée, ce qui réduit l’usure et la résistance au roulement. Ils facilitent aussi l’écoulement de l’eau par temps de pluie, réduisant les turbulences. Hankook capitalise également sur son expérience en DTM qui l’aide à perfectionner ses nouveaux pneus tourisme. Pour ses gammes Ventus, le groupe a repris le principe d’une carcasse à rayons multiples (Multi-Tread Radius Technology) et d’une double couche de rayon. Cette conception offre l’avantage d’une meilleure distribution de la pression sur la bande de roulement. Elle favorise le ressenti de la route, une adhérence optimale pour les freinages, en particulier sur sol mouillé, et lors des virages serrés. L’usure est aussi réduite en raison d’une surface de contact au sol optimale. Sa participation en DTM a également inspiré un autre développement : sur les épaules extérieures, les blocs élargissent leur surface de gomme en s’usant, de manière à conserver de l’adhérence pendante toute la durée de vie des pneus. Pour les gommes, Hankook met en avant l’intérêt d’utiliser du polymère de styrène dans ses mélanges pour à la fois progresser en freinage sur le mouillé et en résistance au roulement. Un seul filin d’acier est utilisé pour le talon afin de maintenir l’uniformité de la structure.

Marques de fabrique

Après, chaque Ventus a son propre profil. Le Ventus Prime2, d’origine sur la nouvelle Mercedes Classe S, est typé confort, tandis que le Ventus S1 evo2, également asymétrique, est plus sportif. Avec le nouveau Ventus S1 evo2 SUV, les conducteurs de SUV, de CUV les épaules. Le nouveau Ventus V12 evo2 se distingue par son profil directionnel et donc également sportif. Sa bande de roulement reprend la structure de blocs 3D, pour une évacuation rapide de l’eau, et on retrouve les nervures centrales avec gommes ont permis de réduire les distances de freinage de 4 à 5 % à la fois sur sol sec et sur sol mouillé. Les pneus du groupe coréen ont d’autres particularités, qui les rendent uniques. Ils intègrent sur la bande de roulement des indicateurs qui permettent au conducteur de vérifier lui-même la géométrie de son véhicule (système VAI – Vehicle Alignement Indicator). Sur les flancs, les lettres sont gravées de manière à réduire les aspérités et gagner en aérodynamisme. Autant de marques de fabrique que seul un manufacturier premium peut se permettre. Message reçu. Reste à vendre. Et là, c’est un autre chapitre qui s’ouvre. Hankook a vu sa croissance ralentir en 2013, notamment en Europe, son plus grand marché. Pas de quoi s’inquiéter, les ventes sont toujours à leur plus haut. Cette offensive produits tombe donc à pic pour reprendre de la vitesse.

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