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Marché

2023, une année à oublier pour le pneu européen

Publié le 23 janvier 2024

Par Romain Baly
< 1 min de lecture
L'exercice 2023 s'est avéré particulièrement difficile pour l'industrie européenne du pneumatique. Le segment du TC4 de remplacement pointe à -8 %, tandis que tous les autres affichent des résultats négatifs.
Principal pourvoyeur de volumes en Europe, le segment des pneus TC4 de remplacement accuse un recul de 8 % sur un an. ©AdobeStock_alfa27

Le rebond semblait illusoire et il n'a logiquement pas eu lieu. Déjà dans le rouge à mi-exercice, le marché du pneumatique européen a conclu 2023 sur une note négative. Pas un seul segment n'échappe à la morosité ambiante, selon les chiffres de l'ETRMA.

Sur les douze derniers mois, l'association continentale des fabricants de pneus et de caoutchouc fait état d'un segment TC4 de remplacement en baisse de 8 %.

Lors de cette période, il s'est écoulé 208,487 millions d'enveloppes pour les véhicules légers, SUV et camionnettes. Un résultat inférieur d'environ 18 millions d'unités comparé à 2022. Cette dynamique baissière s'est toutefois nettement ralentie au quatrième trimestre grâce à un volume étale sur un an. Plus en détail, il faut noter que les pneus été accusent un recul de 9 %, ceux toutes saisons de 7 % et ceux hiver de 13 %.

L'industriel et l'agricole ont particulièrement souffert

Deuxième plus gros marché en Europe, le segment des pneus poids lourds et bus affiche une décroissance encore plus marquée. Avec 11,371 millions d'unités, il présente une baisse de 17 % sur un an.

Du côté des deux-roues, la tendance annuelle est moindre (-11 % à hauteur de 8,658 millions d'unités), mais ce segment a particulièrement souffert en fin d'exercice avec une chute de 24 % au dernier trimestre.

Enfin, celui des pneus agricoles a perdu un tiers de ses volumes. Avec 680 000 enveloppes écoulées, il décroît de 30 % comparé à 2022.

"Ces chiffres confirment les tendances négatives observées depuis juin 2022, souligne Adam McCarthy, secrétaire général de l’ETRMA. Ces résultats sont principalement dus à une baisse de la demande provoquée par l'inflation des matières premières, de l'énergie et de la masse salariale". Le responsable justifie en outre cette mauvaise année par "la réduction des stocks dans la distribution".

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