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Manufacturiers

Michelin veut se désengager complètement de la Russie

Publié le 28 juin 2022

Par Romain Baly
< 1 min de lecture
Dans l'impossibilité de reprendre une production locale suspendue depuis le début de la guerre en Ukraine, Michelin entend céder ses activités en Russie. Le groupe étudie une reprise par son management russe et espère boucler l'affaire d'ici la fin d'année 2022.
Le groupe Michelin emploie 1 000 personnes en Russie, dont 750 dans l'usine de Davydovo. ©Michelin

Comme d'autres manufacturiers implantés dans le pays des tsars, Michelin est impacté depuis le 20 février 2022 par la guerre en Ukraine. Quelques jours après le début du conflit, le groupe tricolore avait annoncé suspendre son activité en Russie. Une décision qui impliquait l'arrêt de la production de son usine de Davydovo mais aussi celle de ses exportations vers ce marché.

Trois mois plus tard, la situation ne s'étant malheureusement pas améliorée, Michelin est contraint de prendre une décision radicale.

Ce mardi 28 juin, le manufacturier clermontois a ainsi annoncé son souhait de céder toutes ses activités locales d'ici la fin 2022. "Michelin fait aujourd’hui le constat de l’impossibilité technique de leur reprise, en particulier en raison de difficultés d’approvisionnements dans un contexte durable d’incertitudes générales", est-il explicité dans un communiqué.

2 % des ventes mondiales

Le groupe étudie désormais la possibilité "de transférer le contrôle de ses opérations tertiaires et industrielles au management local actuel" et travaille au déploiement "d’un cadre le plus favorable possible pour ses salariés". Si elle devait voir le jour, cette future entité "opérerait via une structure indépendante" précise encore Michelin.

Pour rappel, le manufacturier emploie un millier de personnes en Russie, dont les 750 à Davydovo. Un site de production situé à une centaine de kilomètres au Sud-Est de Moscou capable de fabriquer entre 1,5 et 2 millions de pneumatiques (principalement pour véhicules légers) par an.

A lire aussi : Guerre en Ukraine : quelles conséquences pour le pneumatique ?

La Russie pesait jusqu'alors 2 % des ventes totales de Michelin et 1 % de sa production mondiale pour véhicules légers. La cession de ces activités représenterait une perte évaluée à 250 millions d'euros qui n'aura toutefois "pas d’impact sur la guidance financière du groupe".

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