Franchise Expo Paris : un tremplin pour voir plus loin

Organisée dans la capitale du 14 au 16 mars derniers, la 44e édition de Franchise Expo Paris a confirmé le succès de l’événement majeur de la filière. Chiffres à l’appui, l’organisation fait état de cette dynamique avec près de 32 000 visiteurs pour une moyenne d’âge de 39,6 ans, 550 exposants (dont 185 nouveaux) et 90 secteurs d’activité représentés.
"Franchise Expo Paris 2026 a démontré une nouvelle fois sa capacité à fédérer l’écosystème, se félicite Sylvie Gaudy, directrice du salon. Cette 44e édition a prouvé que la franchise n’est pas qu’un modèle économique, c’est un état d’esprit pour ceux qui veulent entreprendre, mais pas seuls."
Du côté des exposants de l’après-vente automobile, on se réjouissait tout autant de ce rendez-vous. "Le bilan est satisfaisant", confirme Bruno Barré, directeur de la franchise Euromaster France. "La dynamique du salon est très intéressante et c’est important pour Norauto d’y prendre part", ajoute un représentant de l’enseigne de centres autos.
Chez Point S, Lionel Haberlé, directeur marketing et communication, fait état "d’un bon samedi, d’un dimanche un peu moins animé, peut-être à cause des élections municipales, et d’un lundi très fréquenté. Donc en fin de compte, nous sommes très contents de notre participation."
Un sentiment partagé par Julien Gourand, directeur général de Midas, qui estime que "ce salon participe à la notoriété de l’enseigne. Ne pas y être serait un mauvais signal envoyé à la profession. Y être constitue une occasion de rencontrer de potentiels membres, de croiser nos adhérents et de pouvoir échanger avec tout l’écosystème de la franchise." Pour chacune de ces enseignes, l’actualité et les développements se corrélaient avec cette ambition d’accroître leur réseau en séduisant de nouveaux chefs d’entreprise.
La force des concepts
Sur le stand de Midas, qui totalise à date 376 implantations en France, on célébrait ainsi à la fois les 50 ans du fast fitter mais aussi le lancement du nouveau pneu été maison, le Tenor 4, ou encore le déploiement de forfaits d’entretien aux prix dégressifs en fonction de l’âge du véhicule (139 euros pour ceux de moins de 10 ans, 119 euros pour ceux de 10 à 15 ans et 99 euros pour les plus de 15 ans) ainsi qu’une offre destinée à la mobilité des plus jeunes avec une réduction de 25 % pour les moins de 25 ans.
"La force de notre marque a toujours été de savoir s’adapter en proposant le meilleur service, les meilleurs produits, au meilleur prix, rappelle Julien Gourand. C’est notre philosophie et on veut que celles et ceux qui nous rejoignent la partagent pleinement. D’où l’importance d’être ici, de pouvoir se rencontrer et de prendre le temps de finaliser un projet."
Chez son cousin Norauto, si le nouveau Prevensys 5 figurait en bonne place, le principal axe de développement porte depuis déjà quelques mois sur le développement d’un nouveau modèle de centre, plus petit (environ 500 m2 contre 700 à 800 m2 pour les sites traditionnels) et donc moins coûteux à financer.
"Notre ambition est de s’adresser à tout le monde. Aujourd’hui, sur 415 centres, on en compte 145 en franchise et l’idée est d’atteindre les 30-40 % d’ici dix ans, détaille le représentant de l’enseigne. Pour gagner en attractivité, on a développé ce nouveau format en capitalisant sur l’atelier, qui représente environ 70 % de l’activité chez nous, et en réduisant les surfaces de vente. Pour combler cela, on a également noué un partenariat avec La Poste, permettant de nous appuyer sur six hubs logistiques régionaux où sont stockés entre 4 000 et 6 000 références livrables dans la journée."
Des opportunités à saisir
Côté Euromaster et Point S, l’actualité était moins dense, ce qui ne signifie pas que ces deux réseaux se portent moins bien. Au contraire. Tous les signaux sont au vert alors que le premier nommé est en avance sur sa feuille de route. En 2023, Euromaster avait annoncé vouloir accélérer son déploiement en franchise en atteignant les 250 sites d’ici 2028. "En réalité, cet objectif sera atteint dès 2027, se félicite Bruno Barré. On capitalise sur nos forces – notoriété, capacité d’accompagnement, conditions d’achats, marketing et communication, apport du BtoB où nous sommes leaders – et ça fonctionne."
Pour Point S, deux enjeux accompagnaient cette présence à Paris. Le premier portait sur Écomobilité et Vente Auto, deux concepts différents du savoir-faire historique de l’enseigne et sur lesquels "il faut aller encore plus loin", juge Lionel Haberlé en termes de communication et de valorisation. Le second consistait à valoriser les forces du premier réseau indépendant de l’Hexagone et ses opportunités pour les potentielles recrues. Sur son stand, le message s’affichait clairement : 180 villes cibles, 24 opportunités de création et 28 de reprise.
Suivant une tendance déjà aperçue lors des dernières éditions, tous ces spécialistes notent en outre un renforcement qualitatif des échanges. L’époque où les prétendants venaient à Franchise Expo Paris pour découvrir et explorer différentes pistes semble révolue.
Les jeunes au rendez-vous
Qu’ils soient étrangers à l’univers de l’après-vente ou qu’ils aient déjà un pied (tel que des agents de marque en quête de reconversion ou de diversification) voire deux dedans (pour les indépendants cherchant une enseigne ou d’autres souhaitant changer de panneau), les candidats arrivent désormais avec des idées très claires et des projets avancés. "Cela peut s’expliquer notamment par le rôle des banques. Celles-ci demandent de plus en plus de choses dans le financement des projets et cela pousse les candidats à être beaucoup mieux préparés", analyse Bruno Barré.
De son côté, Lionel Haberlé précise que 11 des 19 contacts noués sur le salon en 2025 se sont concrétisés. Un ratio qui devrait se confirmer cette année. Surtout, le responsable observe une autre évolution s’opérer.
"Les échanges sont plus qualitatifs, mais cela ne tient pas uniquement aux quadras ou aux quinquas déjà expérimentés et en quête d’une nouvelle expérience. On rencontre aussi des jeunes, de 25 à 30 ans, qui veulent nous rejoindre avec une idée bien établie dans la tête. Ces derniers ne souhaitent plus travailler pour une entreprise ou un patron. Cette génération veut créer sa voie, s’intégrer dans un business qui va perdurer et l’automobile a encore de l’avenir." Un changement rafraîchissant dans un monde qui continue de bouger. De quoi inciter ces enseignes à revenir à Paris au plus vite.
Cet article est extrait du Journal du Pneumatique n°194 de mars-avril 2026.
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