Michelin : le remplacement tire la croissance

Michelin retrouve l'équilibre. Ou presque. Après avoir constaté "une accélération de la croissance" au cours du troisième trimestre 2026, le manufacturier tricolore a généré à cette occasion un chiffre d'affaires de 6,5 milliards d'euros, en hausse de 3,9 % en données publiées et de 0,8 % hors variations de périmètre et effets de change. Il précise que, sur cette période, l'effet de change "redevient favorable".
Cette dynamique lui permet ainsi de présenter un chiffre d'affaires quasiment stable sur les neuf premiers mois de l'année, à hauteur de 19,2 milliards d'euros (-0,5 %). En excluant l'effet des variations de taux de change, ses ventes ressortent même en progression de 1 %. Le groupe a notamment été pénalisé par "la dépréciation du dollar américain au cours du premier semestre".
"Les volumes pneumatiques sont en recul de 0,8 %", indique Michelin, ce qui reflète "principalement la baisse des ventes en première monte". A contrario, l'activité des pneus de remplacement "se révèle plus résiliente", avec des "volumes en progression de 4 % (...) à fin septembre".
L'année 2027 s'annonce "très incertaine"
Le groupe relève également un "effet prix-mix" positif de 1,1 %, notamment grâce à la "croissance des pneumatiques à forte valeur ajoutée", tels que les "18 pouces et plus", et à sa capacité à procéder à des hausses de prix au troisième trimestre, "en réaction à la hausse des coûts des matières premières".
Le groupe a confirmé viser "une croissance du résultat opérationnel des secteurs à taux de change et périmètre constants par rapport à 2025", ainsi qu'un flux de trésorerie disponible hors acquisitions "supérieur à 1,6 milliard d'euros".
Sa directrice financière, Bénédicte de Bonnechose, a indiqué que Michelin prévoyait "d'accélérer son investissement dans sa marque", le numérique, "l'innovation et la compétitivité" à l'approche d'une année 2027 qui s'annonce "très incertaine, à la fois géopolitiquement et économiquement". (Avec AFP)
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