Aide au rechapage VL : Aliapur saisit le Conseil d’État

Aliapur est bien décidé à se défendre. L'arrêté, paru le 25 mars 2026, introduisant une nouvelle aide de six euros par carcasse pour les spécialistes du rechapage VL, ne passe vraiment pas auprès des éco-organismes. Financée par ces derniers, cette mesure, qui repose "sur des bénéfices environnementaux insuffisamment démontrés et fixe des objectifs industriels difficilement atteignables", représenterait un surcoût estimé à 15 millions d'euros.
Dans ce contexte, Aliapur a décidé de saisir le Conseil d’État pour faire entendre ses arguments. Ce recours s’appuie notamment sur "l'absence d’étude d’impact complète et étayée", sur une "efficacité environnementale incertaine", sur un "risque de distorsion économique au profit d’un marché concentré" ou encore sur des "objectifs déconnectés des capacités industrielles réelles", étaye Aliapur.
Aucun autre commentaire ne sera fait
Selon l'organisation, c'est aujourd'hui tout l'équilibre de la filière qui est fragilisé. "La priorité doit être clairement orientée : soutenir les solutions d’avenir, renforcer la lutte contre la fraude à l’écocontribution et préserver un modèle économiquement soutenable. La transition écologique suppose des choix fondés sur des données objectives et une vision industrielle de long terme."
Alors que son directeur général, Mathieu Chardin, s'était longuement confié dans nos colonnes le mois dernier, Aliapur indique se tenir à la disposition des pouvoirs publics pour "contribuer à cette vision" tout en précisant qu'aucun autre commentaire ne sera fait sur ce recours.
